Un peu d’histoire…
L’art celtique n’est pas à restreindre à la seule Bretagne continentale, mais également à la Bretagne insulaire, des Cornouailles à la Calédonie, et bien sur à l’Irlande. De même, si le foyer historique des Celtes peut se localiser en Europe centrale quelque part au nord des Alpes, entre la Suisse et la Hongrie, les Celtes se sont dispersés de la Galice au nord-ouest de l’Espagne jusqu’en Anatolie au centre de Turquie (les Galates, d’où le nom du célèbre club Galatasaray), en Gaule bien entendu, mais aussi au Pays de Galles et en Galicie (Europe de l’Est).
Ce petit rappel toponymique de l’origine celtique de nombreux lieux est à mettre en relation avec la numismatique : en effet, on retrouve dans cette même sphère de nombreuses pièces de l’époque pré-romaine frappées de motifs extrêmement similaire. Les Celtes étaient donc présents, installés et/ou commerçants, dans presque toute l’Europe, des rives de l’Atlantique à celles de la Mer Noire.
S’il est reconnaissable par la présence récurrente d’entrelacs, de spirales et de motifs à clé, l’art celtique a au fil du temps été fortement influencé par les apports notamment germaniques au nord et gréco-romains au sud. Ainsi, ce que l’on pense être celtique ne l’est pas toujours…
Les pièces archéologiques (bijoux, casques, fourreaux, etc.) des Premier & Second Âge du fer (civilisations de Hallstatt & La Tène), donc antérieures à l’occupation romaine, montrent avant tout des spirales. La spirale est l’un des marqueurs originels de l’art celtique.
Lors de la christianisation des Îles Britanniques (Saint Patrick : Vème siècle), la fondation de monastères a impliqué le besoin d’objets liturgiques pour célébrer les offices et de livres pour former les moines. Ce matériel a ainsi été importé des centres importants de la chrétienté, comme Rome, Constantinople ou Alexandrie. Ces objets étant ornementés de motifs à clés et d’entrelacs, ils ont été incorporés dans le corpus de l’art dit celtique.
Il est à noter que les premiers manuscrits enluminés proviennent des Chrétiens d’Orient dont les actuels Coptes sont les descendants en Égypte. L’influence de ce style oriental se retrouve dans les manuscrits réalisés dans les Îles Britanniques, notamment dans la représentation des quatre Évangélistes et du Tétramorphe.
Avec l’arrivée dans l’actuelle Angleterre aux alentours du Vème siècle de peuplades germaniques (Saxons, Angles, Jutes, etc.), d’autres motifs spécifiques sont également intégrés : les animaux, comme l’atteste la ressemblance frappante entre des bijoux wisigothiques trouvés en Espagne et des motifs d’oiseau similaires à ceux frappés sur des pièces de monnaie nordiques (période viking).
Le développement des monastères dans Îles Britanniques a permis également la création de scriptoriums où étaient présents des moines irlandais ou anglo-saxons. C’est pourquoi dans les parchemins enluminés le style communément dit celtique est plus exactement appelé hiberno-saxon dans la mesure où sont présents les types de motifs présentés plus haut.
Ceci explique la diffusion du style hiberno-saxon dans les manuscrits, tant dans la graphie (la semi-onciale insulaire) que dans les motifs, ce jusqu’à la réforme culturelle carolingienne (et la création de la caroline).
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